Villennes

Le vieux pont

Le 28 décembre 1814, une arche du pont s'écoule. Le moulin est partiellement détruit. Les meuniers sont sans ressources. La Seine fut aussi le premier moyen de transport en commun jusqu'à la construction du chemin de fer. Le coche d'eau ou « galiote » tiré par des chevaux véhiculait humains, animaux et marchandises de Poissy à Rouen. De cette époque date le « Port aux Chevaux » du Quai de Seine.

 

Les grottes

En 1869, le château de Villennes appartient à un riche banquier parisien, Monsieur Paradis. Il transforme le parc « à la française en un romantique jardin à l'anglaise ».
L¹architecte, créateur du Bois de Boulogne, en dessine les plans. Plusieurs centaines de terrassiers et de jardiniers y travaillent.
Une cascade et une magnifique grotte sont construites sur le ru qui servait de dépotoir. Il est couvert et à ce jour chemine toujours, canalisé, sous la rue de l'Ancienne Mairie.
Ses eaux étant pétrifiantes, stalactites et stalagmites se sont formées et la mousse de la cascade s'est pétrifiée.

 

Le chemin de fer

Le 9 mai 1843, le premier train à vapeur passe à Villennes sans s'y arrêter. Il n'y a qu'un abri pour le gardien du passage à niveau. Mais, le progrès aidant et la municipalité protestant vigoureusement de cette injustice, les trains font halte en mars 1844.

En juin 1878, le Conseil Municipal propose de construire au même emplacement un nouveau bâtiment mieux adapté au trafic en constante augmentation. Les travaux s'achèvent en 1880, l'année de la mise en service des voitures à impériales ouvertes à tous les vents, par tous les temps.
En 1896, près de 200 000 voyageurs grimpent ou descendent du train à Villennes. La halte n'est à nouveau plus adaptée et le Conseil Municipal réitère sa demande de rebaptiser la « halte » en « gare ».
Le 14 mars 1907, la construction d¹une nouvelle gare est décidée. Elle sera édifiée là où nous la connaissons aujourd'hui. Elle n'a pratiquement pas changé depuis.

La Seine

 « La perle des rivages séquaniens », cette expression du début du siècle dernier peut encore désigner notre village, qui a préservé son cadre de vie et son patrimoine. Son développement  a été favorisé par sa situation au bord de la Seine (Sequana en latin). Sa dénomination provient du nom latin villanas de ses premières très modestes habitations, les masures des paysans qui furent ensuite nommés vilains.

L'église Saint-Nicolas

Villennes est érigée en paroisse en 1007. Son église, une des plus anciennes du diocèse de Versailles, a été probablement construite dans la seconde moitié du XIe siècle.
Pendant la guerre de Cent Ans, elle subit de grands dommages : le sanctuaire et une partie de son chevet sont détruits. La solidité de ses murs, l'épaisseur de ses contreforts, ses forts piliers ont évité sa ruine totale.

L¹intérieur a un aspect calme, grave et robuste qui incite au recueillement.
Un peu trop grand, peut-être, le portail date de 1875 et serait la copie de celui de Vernouillet. Le clocher a été édifié à la fin du XVIe siècle par la famille de Morainvilliers. Il était prévu pour les trois cloches. 

L’église Saint Nicolas, de style roman, a gardé ses intéressants vitraux et ses chapiteaux remarquables. Villennes possédait 3 châteaux, dont ceux d’Acqueville et de Migneaux. 13 seigneurs s’y succédèrent ; le grand parc du beau château où ils résidaient depuis la Renaissance, s’étendait entre la Seine et le village. Délabré après la Révolution, il fut rasé par la fille de l’ultime seigneur, guillotiné, et son époux, qui transformèrent ses communs pour y habiter. La grotte et la rivière anglaise sont des vestiges de l’aménagement, en 1869, du  parc  par  le paysagiste du Bois de Boulogne. Sur la ligne de chemin de fer Paris-Rouen inaugurée en 1843,  la station construite en 1890 et surtout la gare, petite mais élégante, qui la remplaça en 1911, permirent à de nombreux Parisiens aisés, certains alors célèbres, de venir facilement passer les fins de semaines et la belle saison à Villennes.

Les habitants installés ensuite dans leurs villas ainsi que dans les anciennes maisons des agriculteurs, des vignerons, des plâtriers et des carrières en ont fait  une cité résidentielle qui conserve, toutefois, le charme de son passé.